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Lésion ligamentaire après entorse du genou

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) a des conséquences graves pour l'athlète car l'instabilité du genou peut les empêcher de pratiquer leur sport ou de poursuivre leur activité. La reconstitution minutieuse des antécédents, l'examen clinique, la classification de la lésion et l'organisation d'un plan de traitement efficace peuvent réduire le handicap provoqué par une rupture du LCA.

Les ruptures traumatiques du ligament croisé antérieur, sont le plus souvent totales. Dans certains cas on peut être confronté à des lésions partielles ou du moins à des processus de cicatrisation qui permettent une bonne restitution de la fonction du ligament croisé antérieur rompu. Ces cas restent cependant rares et dans la majeure partie des cas, les séquelles de cette blessure se traduisent par l'apparition d'une laxité antéro-postérieure et rotatoire au niveau de l'articulation du genou.

L'apparition de cette laxité qui peut être plus ou moins importante conduit le plus souvent à l'apparition d'une instabilité rotatoire ressentie par le patient comme un dérobement. La notion d'une appréhension, voire d'une instabilité lors des appuis en pivot alors décrite par le patient limite sa capacité à reprendre son activité sportive et en particulier son niveau antérieur.

Si dans quelques activités sportives la rupture du ligament croisé antérieur peut être compatible avec la pratique sportive au prix d'une rééducation bien conduite et d'une surveillance étroite afin de dépister une éventuelle décompensation (instabilité clinique, lésion méniscale, lésion cartilagineuse) ; la pratique d'activité sportive en pivot contact avec des mécanismes en haute énergie est souvent incompatible avec une lésion du ligament croisé antérieur.

La réparation chirurgicale se fera en tenant compte d'un certain nombres de paramètres qui sont à la fois liés d'une part à la lésion ligamentaire et aux éventuelles associations lésionnelles (méniscale, cartilagineuse) et d’autre part à des éléments propres au blessé (morphotype,type de sport, âge). 

En dehors des rares cas ou il existe une luxation méniscale avec la lésion ligamentaire , on ne peut pas parler d’urgence chirurgicale ; d’autant que le geste associera toujours une plastie ligamentaire . Aussi une fois l’indication opératoire portée il faudra définir le meilleur moment pour opérer en concertation avec votre chirurgien. Notre équipe de chirurgiens spécialisés, les docteurs Jean-Pierre FranceschiAbdou SbihiThomas Cucurulo et Marie-Laure Louis sont à votre écoute pour vous conseiller et vous faire bénéficier de leur expertise dans le traitement de ces pathologies spécifiques du genou.

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