Le terme employé par les patients et très souvent une « impossibilité à lever le bras », une « perte de mobilité », ou le plus souvent simplement le constat d’une « douleur lors des mouvements du bras ». La raideur est définie par une diminution des amplitudes articulaires « PASSIVES ». Cela est différencier de manière très importante de la diminution de la mobilité « active », car la diminution de mobilité peut être simplement liée à la
présence d’une douleur. La raideur est donc un diagnostic d’examen clinique et non pas un diagnostic qui peut être porté sur le simple interrogatoire (anamnèse) du patient.
Les amplitudes articulaires passives normales de l’épaule sont, avec une certaine variabilité chez des patients dits « naturellement raides » ou a contrario des patients dits « hyperlaxes » :
- 90° d’abduction passive pure
- 85° de rotation externe passive pure en position coude au corps.
- Une rotation interne permettant de porter le pouce dans le dos au niveau de la
vertèbre T12.
L’examen clinique doit être absolument comparatif avec l’épaule controlatérale. Un seul examen paraclinique est utile dans le cadre d’une épaule raide, il s’agit de la radiographie standard. Celle-ci permet :
- soit de diagnostiquer la présence d’une arthrose gléno-humérale,
- soit d’infirmer ce diagnostic d’arthrose gléno-humérale et alors de poser le diagnostic de capsulite rétractile.
Il s’agit d’une rétraction des ligaments et de la capsule de l’articulation gléno-humérale, c’est-à-dire des structures passives d’union de l’humérus à l’omoplate, sous l’influence de facteurs inflammatoires, dont l’origine peut être diverse (traumatisme, chirurgie, psycho-affective, etc…).
Les symptômes dont se plaint le patient sont :
- une perte de mobilité de l’épaule, plus ou moins importante en fonction du délai de consultation, parfois décrite comme d’apparition et d’installation très brutales, mais le plus souvent décrite comme faisant suite à une période de plusieurs mois de douleurs persistantes de l’épaule.
> Dans les formes débutantes, les patients se plaignent souvent d’une
perte isolée de la rotation interne, ce manifestant par exemple, pour les
femmes, par une incapacité à agrafer leur soutien-gorge.
> Dans la forme la plus évoluée, dite épaule gelée, la limitation des mouvements est majeure, empêchant parfois même jusqu’à porter la main au visage.
Un tableau douloureux très variable, à la fois selon les patients, mais également en fonction du délai, avec une grande variabilité dans le temps des phénomènes inflammatoires.
o On décrit ainsi classiquement une phase chaude très inflammatoire et très douloureuse,
o A laquelle fait suite une phase froide enraidissante,
o mais cet enchainement des 2 phases n’est pas la règle en pratique clinique courante, avec des périodes plus ou moins douloureuses qui se succèdent. L’unique signe de capsulite rétractile à l’examen clinique est donc :
1- une diminution des amplitudes articulaires passives de l’épaule,
2- en l’absence de toute autre cause, notamment, arthrosique ou fracturaire.
Des examens complémentaires sont donc indispensables, non pas pour le diagnostic positif qui est clinique, mais pour éliminer une autre cause de raideur articulaire
- radiographie simple de l’épaule
- Le diagnostic est parfois évoqué sur des compte rendu d’échographie ou d’I.R.M., ou lors d’une difficulté de ponction articulaire, lors d’un arthroscanner, mais il convient de rappeler une fois de plus que le diagnostic positif de la capsulite reste clinique.
La guérison d’une capsulite repose sur la rééducation de l’épaule.
- À l’aide de la kinésithérapie
- Mais surtout par l’application de protocoles d’auto-rééducation à domicile.
Les phases inflammatoires peuvent être efficacement atténuées par l’injection intra-articulaire de corticoïdes retard, mais cela n’a pas d’incidence sur la récupération d’une structure ligamentaire de longueur / épaisseur / élasticité normales, qui repose exclusivement sur les étirements capsulo-ligamentaires.
Très rarement, une capsulectomie arthroscopique peut être proposée dans certaines capsulites rebelles, mais ce traitement comporte des risques significatifs et doit rester un traitement d’exception.
N'hésitez pas à prendre rendez-vous avec le docteur RIERA pour une consultation.